C’est lancé, Jean-Luc devient mon « héros ». Il lui faut maintenant trouver les sponsors pour financer son entreprise, environ 100.000 euros ! Équipée de mes deux caméras, je me lance à sa poursuite. ( Une troisième caméra sera embarquée sur le bateau dans un caisson étanche) Sur le bateau la seule source d’énergie sera le soleil, le bateau étant équipé de deux panneaux solaires destinés à alimenter en énergie le désalinisateur d’eau de mer, entre autres choses. C’est une alliance entre la technologie de pointe et le développement durable, Aidé par des énergies naturelles comme les courants et les vents, il ne devra compter que sur sa propre énergie pour arriver à bon port. Et qui sait, peut-être sur un podium ?
Pour lever les fonds nécessaires, il parvient à mobiliser son entourage, artistes, enseignants, famille, copains. Ensemble, ils créent l’association «
l’Atlantique en solidaire ».
La première d’entre toutes me concerne directement. En un instant, il m’apparaît évident qu’un joli sujet de
film était à ma disposition, le projet de Jean-Luc était porteur du mien.
Le parallèle entre la réalité et le rêve, entre la Seine sur laquelle il s’entraîne, les scènes sur lesquelles il travaille et l’Atlantique qu’il s’apprête à traverser, se fait assez naturellement, avec la volonté de montrer comment le « passage à l’acte » de Jean-Luc va entraîner une suite de réactions en chaîne.
Avant de prendre le large, une autre course se met en place, celle contre la montre. En effet, outre ses activités professionnelles: (il gère son association de
productions de spectacles, met en scène une adaptation musicale d’Ulysse d’Homère «
Ulysse le retour de Troie » ainsi qu’un spectacle musical pour le festival «off» d’Avignon « Spyke is Back »), et familiale: (mariage, naissance du dernier petit Torre), il va recevoir son « kit » : Des planches de contreplaqué marine et devoir assembler, visser, coller, poncer, résiner, peindre, enfin tout de A à Z pour que ce bateau de 8 mètre de long voie le jour et lui fasse traverser l’Atlantique.
Son défi : Participer à la course transatlantique
Bouvet Rames Guyane à l’aviron en solitaire, sans assistance et sans escale, alors qu’il ne pratique ce sport que depuis 4 ans, ne connaît rien à la fabrication des bateaux et n’a pas un sous en poche. Cette course c’est : Parcourir 4700 Km sur environ 40 jours, de Saint Louis du Sénégal à Cayenne en Guyane.
Le héros de l’histoire, c’est Jean-Luc Torre. Né en 1961, père de 4 enfants, comédien et metteur en scène de théâtre et de spectacles musicaux.
Ce documentaire brosse le portrait d’un homme qui fédère les énergies.
ULYSSE ALLER SIMPLE POUR CAYENNE JEAN-LUC
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